La trottinette a-t-elle vraiment sa place sur les trottoirs ou dans la rue entre vélos, motos, voitures et piétons ?

C’est une véritable arrivée massive de ces engins, autrefois des jouets pour enfants, sur les trottoirs, pistes cyclables, rues…, bref dans tous les endroits publics.

Déjà, un certain nombre de cyclistes irresponsables (pas tous heureusement) circulent, sans aucun complexe, sur les trottoirs ou brûlent les feux rouges, et ainsi mettent en danger les piétons qui se croient en sécurité, à cela s’ajoutent des piétons sur roulettes ( c’est comme cela qu’il faut considérer les utilisateurs de la trottinette; ils peuvent, à la seconde, poser les pieds à terre et marcher de n'importe quel côté et donc être complètement imprévisibles pour tout autre usager d'un véhicule.

De surcroît, on n'arrête pas le progrès, il y a maintenant des trottinettes, avec moteur électrique, qui roulent à grande vitesse toujours sur les trottoirs ou sur les pistes cyclables, au risque de faucher les petits enfants et les personnes âgés qui ne se rangent pas assez vite. 

On peut voir des adultes en cravate et manteau, "dignes" et droits sur leur trottinette, au milieu des voitures, inconscients de ce qui peut leur arriver (se faire déséquilibrer par le freinage  brusque d’une voiture qui les précède, se faire broyer les jambes entre deux parechocs de véhicules (celui de devant et celui qui suit), ils ne peuvent que très difficilement tendre le bras à gauche ou à droite car il doivent tenir leur petit guidon que d’une main. Par ailleurs, ils peuvent se faire écraser les pieds sous les pneus d’une voiture... et on peut encore imaginer d'autres accidents aussi graves.

Quel exemple pour les enfants qui voient des adultes inconscients prendre de pareils risques !

L’association PRO VELO demande une adaptation des infrastructures et, avant toute autorisation, une sensibilisation de ces « trottineurs », mais cela serait très coûteux comme d’habitude et d’autre part une incitation à toujours plus de prises de risques de la part de ces derniers.

Seule la circulation sur les aménagements cyclables pourrait être autorisée, bien que la largeur, qui est de moins de deux mètres, rende très difficile la cohabitation avec les vélos.

Bref, les risques de collisions qu’engendre l’utilisation des trottinettes sont beaucoup trop importants.

Seule l'utilisation d'un bon vélo, électrique ou pas, est la meilleure solution pour ceux d'entre-nous qui renoncent à utiliser la voiture ou les transports publics. 

Pascal ALTENBACH

Conseiller municipal et candidat au Conseil administratif de la Ville de Genève

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