LES SOI DISANT VIEUX CHÔMEURS ! QUE FAIT LA VILLE DE GENEVE ? Pascal ALTENBACH, candidat à l'élection au Conseil administratif et au Conseil municipal.

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LES CHÔMEURS DE PLUS DE 50 ANS

Rappels de la situation et des actions pour l'emploi en Suisse

On a pris conscience, en fonction de la pyramide des âges, de l’allongement de la durée de vie, de la santé meilleure de la population, qu’il ne fallait pas laisser la rigueur du marché du travail s’appliquer durement.

Dès janvier 2018, du manière générale, en matière de chômage,  il a été décidé, au niveau fédéral, que serait réduite la cotisaton avs des chômeurs pour les risques liés au décès et à l’invalidité. La cotisation est passée de 1,5% à 0,25% du salaire journalier coordonné.

ON se souvient qu’au printemps dernier, le conseil fédéral avait présenté son plan pour lutter contre le chômage. Le conseil fédéral voulait d’abord encourager les entreprises à engager d’abord des travailleurs suisses plutôt qu'européens. Il s’est attaqué aussi au problème des chômeurs de plus de 60 ans.

Analyse économique 

La concurrence sur le marché du travail va s’intensifier avec l’évolution démographique. A partir de 2035, on devrait compter plus d’un retraité pour deux actifs et la Suisse va au-devant d’une pénurie de main d’œuvre qualifiée comme c’est déjà le cas en Allemagne. Le Conseil fédéral veut éviter que les employeurs profitent de la libre circulation pour recruter au sein de l’Union européenne du personnel qu’ils pourraient trouver sur place.

En ce qui concerne les chiffres du chômage, les vrais donc, en tenant compte des personnes inscrites aux Offices régionaux de Placement, le taux de chômage officiel annoncé dans le canton de genève de 3,9% est en fait de 11,8 % et même de 14 % dans notre ville (normes BIT) ce qui est effarant.

En matière de chômage ce sont d’abord les jeunes qui sont touché par le chômage en Suisse, beaucoup d’entre eux ne trouvent pas d’emploi adéquat à la fin de leurs études.

Mais à partir de 50, 55 ans, les travailleurs qui arrivent au chômage restent plus longtemps sans travail que la moyenne.

Il est très difficile de prouver une discrimination liée à l’âge. Les seniors qui tombent au chômage souffrent d’une mauvaise image dans l’économie. ON dit que la personne appréciée par ses collègues et qui perd son emploi devient du jour au lendemain un vieux ou une vieille qui cherche du travail »

Afin de briser la spirale négative du chômage, le demandeur d’emploi de 50 et plus, doit le plus souvent puiser dans ses ressources afin de retrouver la confiance. Beaucoup se disent que c’est fichu.

De surcroît, en Suisse la traçabilité des personnes qui sortent des statistiques est quasi inexistante.

Un senior n’ayant plus droit à des indemnités chômage va devoir dilapider ses économies et son patrimoine avant de prétendre à l’aide sociale. D’autres plus âgés, par dépit, vont opter pour une retraite anticipée, avec les pertes de rente que cela engendre.

Les qualités professionnelles du travailleur de plus de 50 ans.

Un senior est une personne d’expérience , de maturité, qui possède une expertise dans son métier.

Il faut combattre les préjugés. Les freins au recrutement des seniors viennent la plupart du temps d’idées reçues bien ancrées. Beaucoup de consultants disent qu’en plus de l’expérience, la rigueur et le calme sont des valeurs importantes de la génération des plus de 50 ans. Il s’agit aussi de personnes qui n’ont plus nécessairement l’ambition de faire carrière, ce qui peut être intéressant. Ils souhaitent simplement avoir un bon travail et partager leur savoir.

De surcroit, engager un travailleur de cet âge permet un transfert de connaissance et une stabilité sur le long terme. Très souvent les personnes de cet âge ont des connaissances d’experts qu’il faut valoriser. Actuellement dans le monde du travail, on valorise les carrière managériales et pas assez les carrières d’experts.

Les plus de 50 ans possèdent en plus de nombreuses compétences sociales, comportementales et de ce qu’on appelle le savoirêtre. Ces travailleurs savent prendre du recul et possèdent un sens de l’analyse critique. Ils ont une bonne capacité à résoudre des problèmes complexes.

En étant engagé à la Ville, leur période d’adaptation à un poste de travail sera très courte, ils apporteront toutes leurs connaissances et amélioreront par des idées éprouvées la qualité du travail.

De plus, par leur âge, leur passage comme employé de la Ville, sera beaucoup plus court que quelqu’un engagé à 20 ou 25 ans. Cela va permettre une plus grande souplesse dans le recrutement du personnel compte tenu du changement évident de la caractéristique des postes de travail qui vont encore se modifier dans les 10 ou 15 ans : c’est-à-dire la robotisation, l’informatisation. Mais n’oublions pas que beaucoup de tâches de service à la Ville sont des activités liées beaucoup plus à l’humain. Grâce à Dieu, les citoyens vivent de plus en plus âgés et en bonne santé et il faut compter aussi à l’arrivée des personnes du baby-boom de l’après-guerre. Le service de soutien de la Ville à l’endroit de ces citoyens sera en tous cas maintenu.

Ne jamais oublier que les fonctions dans la ville sont liés pour beaucoup à des services publics dans le cadre d’activité de service à la personne.

Bref, on le voit, que des bénéfices  en ce qui concerne la qualité du travail et la prévisibilité dans la gestion des ressources humaines.

De surcroît, au niveau des dépenses sociales, du coût social pour la collectivité publique, une personne au chômage représente un grand poids financier.

Un travailleur en activité paie des impôts, il contribue fiscalement.

Pour ma part, à tous points de vue, l’étude des dossiers des plus de 50 ans, en matière de recrutement à la Ville doit être préconisé en vue d’une politique de recrutement plus active pour ces travailleurs expérimentés.

Pascal ALTENBACH, conseiller municipal, candidat à l'élection au Conseil administratif et municipal Ville de Genève.

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